Mise à jour : 21/4/2008


Amélioration des BB 67400 Piko


Le 67520 à Longueville.

Les BB 67400 de la SNCF sont des machines diesel de moyenne puissance qui ont sillonnée toute la France aussi bien en tête de trains de voyageurs que de trains de fret. Ces machines polyvalentes sont donc quasiment incontournables sur tout réseau d'époque postérieure à 1970.

D'ailleurs, les fabriquants Jouef et Lima ne s'y étaient pas trompés en proposant de nombreuses versions de ces locomotives dès les années 80. Depuis la rachat de ces deux marques par Hornby, de nouvelles gravures ont été réalisées sans modification des moules d'origine Lima.

Plus audacieuse est la démarche récente de SAI, l'importateur français de la marque Piko, qui propose un modèle simplifié mais robuste et fiable de la BB 67400. Son prix attractif et ses nombreuses décorations disponibles font de cette reproduction un sérieux concurrent.

A l'image des locomotives Traxx fabriquées par Piko, les BB 67400 sont livrées dans un blister plastique sans pièce à monter. La décoration est assez fine, la mécanique est fiable et souple. La locomotive allourdie par son généreux chassis en zamac développe une puissance nettement suffisante pour tracter de longs convois. Manifestement, Piko utilise des recettes simples mais très efficaces.

A présent, entrons dans les détails et essayons d'améliorer ce modèle :

Les attelages

L'attelage à boucle livré avec la locomotive et très proéminent. Les tampons du premier véhicule remorqué sont à plus d'un centimètre de ceux de la locomotive. On avait perdu l'habitude de voir de tels défauts...

Pour pallier ce problème, il suffit de retirer le boitier NEM puis de meuler le dispositif d'attelage avec une meule montée sur une miniperçeuse. Il faut affiner la partie horizontale jusqu'à 1,2 mm d'épaisseur pour laisser passer le dispositif d'attelage 6572 de Fleischmann. Au plus près du chassis du bogie, il faut alors percer un trou de 1,5 mm de diamètre. Un clou en acier recoupé à la dimension adéquate permettra de fixer le support d'attelage Fleischmann 6572 tout en le laissant libre en rotation.

Selon le type d'attelage utilisé, on peut choisir les têtes d'attelage à queue d'arronde dans la gamme proposée par Fleischmann (réf 6570) pour le profi ou par Roco (réf 40286) pour l'attelage court Roco.


Attelage d'origine avec tête Profi de Fleischmann...


Il faut meuler le support de l'attelage Piko.


Après meulage, il ne reste qu'une petite partie plane d'épaisseur 1,2 mm.


Résultat de la transformation des attelages.


L'espace entre tampons et de l'ordre de 2 mm ce qui permet aux locomotives de fonctionner sans souci même dans des courbes serrées.

Les grilles d'aération en toiture

Moulées dans le plastique, elles sont assez grossières surtout si on ne patine pas la locomotive.

Pour poser les grilles en photodécoupe et les ventilos (réf A043) proposés par AMF 87, il faut percer d'abord manuellement un petit trou sur le dôme des fans pour assurer le centrage. Ensuite, il faut percer successivement avec des forets de diamètre croissant.

Il est conseillé d'achever le perçage avec une fraise de diamètre 14 mm.

On fixe ensuite les grilles puis les ventilos (colle cyano). On peut colmater d'éventuels défauts de positionnement avec du mastic de Tamyia.


Grille d'aération AMF 87.

Les marches-pieds

Au premier coup d'oeil, on se rend compte que les marche-pieds moulés dans la masse du bogies sont beaucoup trop massifs, surtout vus de face. Leur forme n'est pas non plus correct.

A ce problème, deux solutions existent :

  1. meuler les marche-pieds et les remplacer par des marche-pieds Mecanic Trains (réf. march 18).
  2. affiner les marche-pieds existants.

Dans le premier cas, une meule de petite dimension montée sur la perceuse fera l'affaire.

Dans le second cas, il faut utiliser un disque et découper soigneusement la partie arrière du marche pied pour la dégager du bogie. Evidemment, il faut garder deux cotés du marche-pied pour qu'il soit encore accroché solidement au bogie ! Pour finir le travail, il vaut mieux utiliser une petite lime diamant.


Marche-pieds d'origine.


Attaquez le marche-pieds par sa partie inférieure avec un disque à tronçonner puis terminer l'ébavurage avec une lime diamant.


Marche-pieds après patine.


Gros plan sur le bogie : le marche-pied conserve une certaine robustesse sans défigurer les flancs de bogie.

Les fanaux

Hormis en Alsace, les 67400 n'ont en principe que deux feux blancs fonctionnels. Il suffit donc de peindre le troisième feu.

Par contre, les fanaux rouges n'existent pas sur le modèle Piko. Il faut alors percer manuellement (pour ne pas déraper...) les bossages peints en rouge pratiqués sur la carrosserie.

Les trous ne doivent pas dépassé 2 mm de diamètre pour ne pas apparaître disproportionnés. S'il reste du rouge, il faut le peindre en gris argent pour représenter le cerclage des phares.

Les fanaux rouges seront assurés soit par des LED CMS, soit des LED de diamètre 2 mm. Dans les deux cas, le chassis doit être découpé car les feux rouges sont placés juste en face d'un bloc de zamac du chassis... Fraise, meule ou disque diamant, il n'y a pas de solution miracle ! Bon courage !

En digital, les LED, munies d'une résistance de choc d'au moins 2,2 kiloohm en série, pourront être reliée aux sorties AUX 1 et AUX 2 du décodeur. De cette façon, il est possible d'éteindre les fanaux rouges lorsque la locomotive remorque un convoi ou des les allumer simultanément aux deux extrémités lorsque la loco est en parking.

Ma première tentative d'installation de fanaux rouges sur une BB 67400 s'est faite à l'aide de tube de laiton. j'ai rejeté cette solution par la suite au profit de LED CMS noyées dans de la résine EPOXY transparente UHU. Il y a moins de risque de court-circuit avec les supports en laiton et il n'y a pas de soucis de jonction entre le tube en laiton et la carrosserie de la locomotive.


A gauche, le perçage des fanaux rouges comme proposé dans cet article ; au centre, le modèle d'origine ; à droite, l'utilisation de tubes de laiton pour faire les fanaux rouges.

La traverse avant

Des cablots de récupération (CP, CG, chauffage, etc.) peuvent être montés sur la traverse avant non munie d'un attelage fonctionnel. A noter que les demis-accouplements ne sont pas à la même hauteur.

Si vous disposez de pièces détachées d'origine Lima, vous pouvez aussi coller un chasse-pierres ou simplement son support de forme trapézoidale.


Equipement des traverses avant.


Traverse avec attelage factice.


Traverse avec attelage fonctionnel.

La patine

Une petite patine pour donner le coup de vieux nécessaire à ces machines plus que trentenaires et le tour est joué !

Vous pouvez vous inspirer des techniques utilisées pour la patine du yaya 68000 sur cette page .

L'équipement de la cabine

Le mécanicien prévu par Piko est du mauvais côté. En France, les trains roulent habituellement à gauche ; le poste de conduite est donc à gauche pour une observation plus facile des signaux.

Le démontage de la cabine nécessite le démontage du troisième feu retenu par un morceau d'adhésif.

Profitez de cette opération pour peindre les parois de la cabine en jaune limon.


J'ai aimé

Je n'ai pas aimé

  • le prix (environ 65 euros)
  • les décorations très variées
  • la robustesse et la fiabilité de la mécanique
  • certaines gravures grossières (trappes des sablières, grilles d'aération, marche-pieds, etc.)
  • les attelages
  • les fanaux rouges peints

Conclusion

La 67400 est une machine (enfin !) abordable et d'un rapport qualité/prix remarquable. Pour les jeunes modélistes qui débutent, dont le budget est forcément limité, ce modèle est assurément un bon choix. En plus, on peut l'améliorer facilement sans dépenser des fortunes... Pour les modélistes plus fortunés, les 67400 Piko permettent de constituer des UM intéressante à moindre coût puisque deux Piko sont moins chères qu'une Jouef made in China !

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